Bla bla·petite enfance

Lire à son bébé pendant la grossesse?

Quelle idée étrange de penser à lire à un bébé pas encore né! Et pourtant…

Comme je vous l’avais expliqué dans « A partir de quand peut-on lire aux bébés? », on estime que le bébé entend les sons entre le 5ème et 7ème mois de grossesse (Article médical très clair ici).

Il reconnait principalement la voix de ses parents (surtout celle de sa mère), ce qui fait de cette période un moment idéal pour partager un moment de lecture et en faire un rituel.L’histoire racontée à haute voix deviendra vite une mélodie familière et rassurante, bien avant que le bébé ne comprenne les mots eux-mêmes.

J’ai moi-même pu faire l’expérience dès mon 7ème mois de grossesse.

J’ai choisi un livre qui a été un coup de coeur, tant au niveau du texte que des illustrations (2 petites mains et 2 petits pieds que je vous présente ici).

J’avoue que les premières fois ont été un peu étranges.

Tout d’abord, en tant qu’adulte, nous avons souvent perdu l’habitude de lire à voix haute, de trouver la bonne tonalité. Alors il faut parfois s’entraîner avant d’être à l’aise.

Ensuite, lire pour quelqu’un qui n’est pas encore face à nous peut sembler inutile voire bizarre.

Pourtant, en répétant cette lecture de jour en jour en attendant bébé, je me suis sentie de plus en plus à l’aise. Et le plus étonnant, c’est que bébé s’est mis à réagir en donnant des coups, à chaque fois que je lisais lors du dernier mois.

Après sa naissance, à partir de 15 jours, j’ai commencé à lui lire « papa dort » et « regarde dans le ciel » . Il observait les couleurs, me regardait lire. Il avait l’air d’apprécier.

Et quand je lui ai lu « 2 petites mains » pour la première fois, à l’âge d’un mois, il a écarquillé les yeux et s’est immobilisé, absorbant toutes mes paroles jusqu’à la fin, sans me lâcher du regard.

A partir de la deuxième fois, il regardait les images.

Et cet album, pourtant long, l’a passionné pendant des mois. Il le réclame encore beaucoup.Aujourd’hui, on un petit lutin de 13 mois super concentré devant les livres qu’on lui lit, observant autant les dessins que les lignes d’écriture. Il sourit à certains moments, tourne les pages, fronce les sourcils devant certaines illustrations.

Il choisit même ses livres en faisant non de la tête quand ça ne lui plait pas ou quand il a un autre livre en tête. Il reconnaît tous les titres de sa grande bibliothèque.

Je ne saurai jamais si ce sont mes lectures pendant la grossesse qui ont donné le top départ de son plaisir des livres.

Ce qui est certain, c’est que cette expérience m’a permis de me connecter encore plus fort à lui, d’apprendre à lui parler comme à une vraie personne et surtout à créer des moments de complicité rien qu’à nous.Quelques conseils:

• choisissez 1 ou 2 livres faciles à lire, dont les images et le texte vous plaisent vraiment (pour moi, c’était 2 petites mains et 2 petits pieds dont je vous parle ici).

• lisez le livre à haute voix plusieurs fois par semaine, si possible pendant un temps d’éveil

• lancez-vous!

Si vous parlez de cette expérience autour de vous, vous risquez d’avoir 2-3 sourires ou des haussements de sourcils.

Pas de panique! Vous n’avez pas à convaincre qui que ce soit: vous le faites pour vous et votre bébé…

Ces mêmes personnes risquent d’être surprises quand elles verront votre tout petit apprécier la lecture à un âge qu’elles n’imaginaient pas.

Et n’hésitez pas à revenir par ici pour raconter votre expérience!

Bla bla·petite enfance

6 jeux pour survivre en vacances avec un bébé d’1 an

Quand on part en vacances avec un bébé, on doit penser à tout: des couches aux 1ers repas, du doudou, de la tétine, en passant par différents vêtements au cas où il fait chaud-froid-humide-pluie-canicule, la poussette et/ou le porte-bébé…

En bref, on est chargé comme des mulets, et on doit encore penser à occuper bébé dans l’avion/le train/le car/la voiture/le bord de la piscine/la chambre/le restaurant!

Le tout sans se charger trop…mission difficile, d’autant que par ici, on a décidé de faire sans écran avant 3 ans donc pas question de mettre un film, un jeu ou des épisodes de l’âne trotro.

Le constat de base: un bébé d’1 an aime manipuler, mettre à la bouche, il peut commencer à encastrer, empiler, il observe, essaye tout un tas d’objets et notamment ceux du quotidien.

Je vous propose donc nos 6 indispensables à mettre dans des pochettes séparées.

Ils ont fait leurs preuves pour nos dernières vacances en famille avec un Lutin d’un an tout juste.

1) Des cubes ou gobelets gigogne

Ils ne prennent pas de place et ça sert de contenant, ça s’empile, s’encastre et sur ceux là, il y a de petits animaux gravés, ce qui permet de laisser place à l’imagination !

2) Des couvercles et bouchons de différentes tailles

Cela permet de manipuler, d’empiler, de mettre les uns dans les autres, de tester les sons produits avec – bref, les bouchons sont des objets très très riches et faciles à récupérer

3) Des bouchons en liège et des moules en siliconeCela permet de manipuler, d’empiler, de remplir, vider…

4) Des animaux ou objets en plastique Ceux là flottent et aspirent l’eau pour arroser donc on peut les amener dans le bain, dans la piscine, accompagner le cri des animaux, chanter des comptines, etc…

5) La pochette à bazar

On y a mis des objets du quotidien qui vont susciter l’imitation et la manipulation (bracelet en silicone, mini-fouet, gobelet, cuillère, brosse à dents, petit chapeau en tricot, brosse à cheveux, corde avec des noeuds…).

6) Et bien sûr, des livres

Pour le rituel du coucher, pour un petit plaisir lecture en journée ou dans l’avion. On en a choisi des fins et souples pour que ça prenne le moins de place possible.

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Et vous quels sont vos indipensables?

Bla bla·Mes illustrations

Des nouvelles de mon projet illustré

Comme je vous le disais à l’ouverture du blog ICI, j’ai le projet fou de faire publier un album pour enfants.

Le problème, c’est que plus je regarde mes premières planches (réalisées il y a plus d’un an) et moins je les trouve professionnelles…

J’ai donc décidé de travailler plus régulièrement pour améliorer ma technique, en participant à des challenges sur Instagram.

En octobre, il y a eu le #inktober (un thème à illustrer pour chaque jour du mois) et depuis quelques semaines, je participe aux #drawthisinyourstyle (un illustrateur publie un dessin qu’on doit reproduire à sa manière).

Ceux qui me suivent sur mon compte Insta @lecturesetreveries ont accès à toutes mes illustrations en temps réel. Pour ceux qui ne sont pas là-bas, je posterai ici ceux qui ont été les plus appréciés.

En voici quelques-uns:

Et vous, ça vous plaît?

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Le choix de la motricité libre à la maison

Quand on travaille en crèche et qu’on devient maman, on se demande forcément ce qu’on va pouvoir appliquer à la maison.

Par ici, on a choisi de proposer au Lutin un environnement propice à favoriser la motricité libre…sans toutefois devenir rigide sur le principe.

Le concept de Motricité Libre repose sur l’idée que le petit être humain est programmé génétiquement pour acquérir la marche en passant par des étapes successives connues et à son propre rythme (voir les dessins ci dessous)

Emmi Pikler Développement Motricité LibreEn pratique, on installe le bébé sur un tapis assez ferme, sur le dos, les pieds nus de préférence, et on dispose des jouets autour de lui (sans en mettre trop) pour le stimuler. ET C’EST TOUT!

L’envie d’observer, d’atteindre, d’être actif du boutchou fera le reste.

En théorie, tout ce qui entrave la liberté de mouvement de l’enfant est à bannir : OUT le transat (bébé coincé sur le dos ou en position assise trop précocement), OUT le parc (bébé en prison qui ne peut pas partir à la découverte du monde extérieur), et évidemment pas de vêtements trop serrés.

En pratique, cela signifie qu’on ne met pas un enfant dans une position qu’il n’a pas encore trouvé tout seul (on ne l’assoit pas calé avec des coussins, on ne le fait pas marcher en le tenant par les bras, on ne le pose pas sur un camion trotteur,…). On ne l’aide pas non plus à démarrer ou à finir ses mouvements.

Bon, dans la vraie vie, les maisons ne sont pas des crèches et les parents ne sont pas des professionnels de l’enfance. Donc on fait ce qu’on peut!

Et si on ne respecte pas tous les principes de la motricité libre, ce n’est pas grave, pas de pression. On essaie de faire avec logique et on n’essaie pas d’appliquer tout ce qu’on a vu dans un livre comme une doctrine (et des livres prônant telle ou telle théorie comme étant la meilleure, il y en a un paquet en ce moment!).

Et chez nous, pour le Lutin, on fait comment?

On alterne entre le transat/chaise haute à hauteur de chaise adulte (chien de 45kg qui veut faire des léchouilles oblige), le tapis d’éveil avec objets qui pendent à hauteur de main quand le Lutin ne se déplaçait pas, la position allongée sur le canapé près de nous et bien sûr beaucoup de portage.

Plus récemment, nous avons investi dans un parc pliant assez grand pour les moments où on ne peut pas être disponible au sol avec lui (le Lutin de 9 mois rampe partout à une vitesse folle, en quête de prises, de fils électriques ou des moustaches du chien…). Et le tout en chaussettes, parceque la canicule est loin derrière nous!

Et on estime que le Lutin n’est pas entravé, d’autant qu’il sait très bien nous communiquer lorsqu’il se sent bien ou pas.

Nous avons aussi choisi un meuble qui permet de ranger les jouets à hauteur de sol, de même qu’une bibliothèque basse. Cela lui permet d’être autonome dans ses choix et il s’en saisit vraiment!

Au risque d’en agacer quelques-uns, je voulais finir cet article par une Ode au bon sens et à l’instinct…

Oui les enfants n’ont pas tous le même rythme et on se doit d’être patient, de les laisser faire, de les encourager sans intervenir.

MAIS…

Contrairement à ce qu’on peut penser, le développement de la motricité n’influence pas seulement la marche, l’équilibre ou le fait de se sentir bien dans son corps. On sait par exemple que les apprentissages, et notamment celui de l’écriture sera fortement influencé par le développement moteur.

Si vous sentez que votre enfant est en difficulté, s’il saute plusieurs étapes du schéma classique, s’il stagne trop longtemps, si vous trouvez sa motricité peu harmonieuse ou étrange, n’hésitez pas à consulter un psychomotricien pour un avis. Celui-ci pourra pratiquer un bilan (prescrit par votre pédiatre) et voir si quelques séances sont nécessaires.

Pour finir, je vous propose un livre plein de bon sens, écrit par une kiné.

Je m’en sers beaucoup pour la formation continue des professionnels avec qui je travaille en crèche mais également avec les parents qui veulent stimuler leur enfant sans entraver leur développement. Le livre est plein de photos, de dessins et de conseils intelligents et bienveillants. Vous trouverez les 17 premières pages sur le lien.

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Le salon du Livre et de la Presse jeunesse

Cette année, comme les quatre années précédentes, j’ai pu aller à Montreuil pour le Salon du Livre et de la Presse Jeunesse.

Une fois le Lutin confié (les parents qui tentent la visite avec un moins de 4 ans ont tout mon respect!), direction La Seine-Saint-Denis pour une matinée bien remplie.

L’occasion pour moi de:

– repérer les maisons d’édition qui me correspondraient le mieux quand je serai prête à présenter mon travail

– trouver quelques pépites à ramener au Lutin et tomber amoureuse de la Maison d’Edition Alice Jeunesse qui propose des albums incroyablement beaux comme celui-là qui est une merveilleuse déclaration d’amour à son enfant.

– voir Antonin Louchard et Katie Couprie plaisanter de façon complice tout en dessinant leurs dédicaces (je vous parlais d’eux dans la critique de Oh!La vache)

– voir les nouveautés des Maisons connues ou moins connues

– voir Joan Sfar dédicacer son dernier livre

– craquer sur les superbes illustrations de Marie-Aude Murail

– tomber sur des pépites inconnues à mon bataillon

Bref, il y a tellement de stands à voir que j’aurais pu y passer facilement la journée.

Mais les nuits du Lutin ne me permettent pas d’être assez en forme pour traîner dans un immense hangar sur 2 étages plus de 3 heures d’affilées sans tourner de l’oeil.

Alors rendez-vous l’année prochaine!

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5 règles d’or pour lire aux tout-petits

Avant d’avoir été en formation sur la lecture aux tout-petits, je pensais savoir lire. Mais ça, c’était avant…

J’en suis ressortie avec quelques règles d’or que je m’efforce de conserver avec mon Lutin.

Après les 5 bonnes raisons de lire aux tout-petits, je vous propose donc les 5 règles d’or pour lire aux tout-petits:

1On laisse découvrir l’objet livre à l’enfant, avec le moins de contraintes possibles.

Cela implique de choisir des livres adaptés à l’âge en contenu ET dans le format du livre: le tout-petit doit pouvoir manipuler le livre (attention au poids et à la taille), le goûter pour les plus jeunes (sans les laisser le détruire), tourner les pages dans l’ordre qui lui plait lorsqu’il manipule seul.

Pour résumer, moins on fait du livre un objet sacré, moins les enfants essaieront de l’abîmer ou de l’éviter (trop de contraintes, ça peut effrayer).

2On n’oblige pas l’enfant à rester assis pour écouter l’histoire

Pour nous adultes qui racontons, c’est plus commode d’avoir un enfant immobile, qui fixe le livre et reste pendu à nos lèvres (surtout en collectivité).

Sauf que pour la plupart des enfants de moins de 5 ans, la motricité est un point essentiel, notamment pour gérer les émotions.

En crèche, j’ai vu des enfants grimper tout en haut du toboggan au moment où l’on évoquait le loup. J’en ai vu d’autres aller chercher leur doudou ou leur tétine pour traverser le temps de lecture. D’autres ont besoin de se lever, de bouger, de toucher le livre, de se rapprocher physiquement du lecteur pendant l’histoire ou de s’en éloigner.

Cela ne veut pas dire qu’ils n’écoutent pas ou qu’ils n’aiment pas la lecture, juste qu’ils ont besoin d’en maîtriser quelque chose, à leur manière.

3• On ne transforme pas le moment de lecture en interro surprise ou en explication de texte.

Imaginez-vous en train de lire un livre et qu’une voix commente chaque phrase, vous donne la définition Larousse de différents mots, vous explique comment imaginer ou vous demande sans cesse ce que vous avez compris. Il y a des chances que vous laissiez tomber votre lecture.

Un bon livre raconte une histoire qui a un sens, une mélodie, parfois des rimes.

Quand on lit un album, l’enfant comprend peu à peu que le texte a un rapport avec l’image. Rapidement, il va mémoriser les courtes phrases et voudra même parfois lire seul.

Pour résumer, si on veut vraiment que le tout-petit soit attiré par la lecture, par les histoires et par les textes, il suffit de lire des albums sans parasiter la lecture par nos commentaires.

4On ne change pas le texte.

Un livre est un objet permanent, stable: le texte et les images sont toujours les mêmes. On sait déjà que le tout-petit a besoin de maîtriser son environnement pour le comprendre. Le livre n’échappe pas à la règle.

Les petits ont besoin de maîtriser le texte pour se rassurer. Plus le temps va passer et plus ils aimeront anticiper les phrases, les dire eux-mêmes.

Même si certains mots nous semblent compliqués, il est inutile de les simplifier. Il suffit d’attendre que l’enfant soit en âge de demander ce que cela signifie. Et s’il ne demande rien, c’est qu’il n’est pas encore intéressé. Laissons-le donc avec son propre imaginaire.

L’un des intérêts de la lecture est d’enrichir le vocabulaire, certes. Mais pour un tout-petit, ce sont la tonalité et la sonorité des mots qui vont compter davantage dans un premier temps. Le vocabulaire et la compréhension s’affineront avec le temps. Et si on tient absolument à leur apprendre de nouveaux mots, pourquoi ne pas utiliser plutôt des imagiers thématiques?

5• On ne saute pas de page, et on n’évite pas un livre car l’enfant pleure ou semble avoir peur. Par contre, on doit l’accompagner dans ses angoisses.

J’ai beaucoup vu cela en collectivité et parfois même à la demande des parents « il a très peur du loup en ce moment, arrêtons les histoires de loups » « il mord beaucoup, stoppons les histoires d’animaux avec des grandes dents, qui mordent ou croquent » « elle est triste pendant cette histoire, évitons là ».

Si l’enfant exprime des émotions, c’est que ce livre touche une problématique qui le concerne de près ou de loin et qu’il va la travailler à sa manière, à son rythme.

Laissons donc ces livres à disposition, continuons à les lire en proposant un doudou, une tétine, une lecture sur nos genoux pour rassurer. Et parlons leur de leurs émotions (pourquoi pas avec un livre dont c’est le thème?).

Eviter le livre ou le thème qu’il traite pourrait envoyer le message qu’il y a une raison d’avoir peur, que l’objet livre est dangereux. Au contraire, le livre peut permettre de maîtriser ses peurs (ouvrir et refermer le livre soi-même peut aider par exemple, entendre des histoires où le loup a peur aussi,…). Ou parfois simplement attendre que l’enfant, au fil des lectures, digère ses émotions.

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Je sais que la plupart des adultes ne tiennent pas compte de ces règles et ce n’est évidemment pas dramatique. Mais j’ai pris conscience que cela comportait un risque: celui de ne pas associer la lecture au mot plaisir.

Beaucoup de parents et de professionnels que j’ai rencontrés pensaient que les enfants à qui ils lisaient ne s’intéressaient pas aux livres. Sauf qu’ils ne lisaient pas l’histoire. Ils commentaient chaque illustration avec leur propre imaginaire, changeaient les mots à chaque fois, attendaient des enfants qu’ils racontent ce qu’ils avaient compris ou les corrigeaient s’ils avaient imaginé autre chose. Il ne s’agissait donc pas de lecture-plaisir mais plutôt de lecture-apprentissage, avec des attentes, des bonnes et des mauvaises réponses. En écoutant une histoire, l’enfant risquait donc d’être en échec.

La seule chose que je pourrai ajouter pour vous convaincre, c’est simplement d’essayer, juste pour voir! Et croyez-moi, ce n’est pas simple de changer ses habitudes.

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Et à la maison, on fait comment?

On fait avec souplesse! Je lis au Lutin en tenant compte de ces règles d’or depuis qu’il a deux semaines. A 7 mois, il est toujours fan de nos moments de lecture qui peuvent durer une demie-heure entière.

Mais je n’impose ces règles à personne d’autre.

Car je vois le Lutin partager des moments de lecture complices avec son papa ou avec ses grands-parents et je me dis qu’il aura différents types de lecteurs autour de lui.

Ce qui est sûr, c’est qu’on lui aura transmis le plaisir de la lecture, chacun à notre manière.

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5 Bonnes raisons pour lire aux tout-petits

Si vous n’étiez pas encore convaincu des bienfaits de la lecture pour les bébés, voici 5 bonnes raisons de s’y mettre!

1) Lire pour donner envie de lire

Le goût de la lecture commence bien avant que l’enfant ne sache manipuler un livre ou lire lui-même. Dans les bras de ses parents (ou de tout autre adulte disponible et bienveillant), le bébé va associer la lecture à un moment de plaisir partagé, ce qui pose de solides bases pour le futur.

2) Lire à un bébé stimule ses 5 sens

Le livre est un outil d’éveil incroyable mais combinez-le à un adulte qui le lit, et vous aurez un cocktail extraordinaire!

Ecouter une histoire, observer les illustrations mais aussi les différentes écritures, manipuler le livre, le goûter, le sentir, essayer de répéter les mots…Tout est bon pour la découverte!

3) Lire pour éveiller au langage

Saviez-vous que lorsqu’un bébé écoute une histoire, ce sont les zones du langage qui s’activent dans son cerveau?

Plus le bébé va entendre d’histoires, et plus sa palette de mots va s’enrichir. Il découvrira les nombreuses sonorités existantes, et aura rapidement envie de répéter les sons puis les mots, jusqu’à se raconter l’histoire tout seul.

Les linguistes disent que pour entrer pleinement dans le langage, les bébés doivent avoir accès à la langue factuelle (celle des faits directs comme dans « regarde l’oiseau » ou « peux-tu me donner la balle? » et la langue du récit (celle de la narration, des histoires et des contes – comme dans « hier tu as vu le chien du voisin »).

Plus le tout-petit aura accès à divers types de récits, plus les mots prendront sens et plus son imginaire se développera. Il pourra alors lui-même se créer des histoires, des pensées.

Si le sujet des neurosciences et de la lecture vous intéresse, je vous propose ce site.

4) Lire pour lui apprendre à lire

Plus un bébé vous voit lire, plus il a de chances de comprendre rapidement qu’on lit dans un sens précis, que les signes forment des mots et que les mots ont un sens. D’ailleurs avez-vous remarqué que les bébés s’intéressent beaucoup aux typographies?

5) Lire pour aborder un sujet précis

Contrairement à ce qu’on pourrait imaginer, les livres, même pour tout-petits, parlent de tous les sujets:

• ceux que l’on aime soi-même (cela va de l’art, aux comptines illustrées en passant par la philosophie ou la vie de tous les jours)

• ceux que les enfants ont besoin de travailler en fonction de leur propre histoire (la peur du noir, l’arrivée d’un petit frère, le divorce des parents, l’apprentissage de la propreté, le déménagement, …)

• ceux avec lesquels beaucoup d’adultes ne sont pas à l’aise (la mort, le handicap, la différence, la PMA…)

• ceux qui vont soulever des questions ou bien les résoudre

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Je vous laisse donc sur ces réflexions et file à la bibliothèque pour choisir des nouveaux livres pour le Lutin!

Bla bla

Et si j’osais…

Il y a deux ans, des projets d’albums pour tout-petits ont commencé à germer dans ma tête. J’avais déjà 2 ou 3 textes aboutis, et j’avais une idée bien précise des illustrations qui les accompagneraient.

J’ai motivé ma soeur graphiste pour les illus mais elle, manquant de temps et moi voulant absolument des images dessinées à la main (et non à la tablette tactile), notre collaboration livresque s’est interrompue dans la joie et la bonne humeur! (Illu réalisée par elle juste au dessus)

C’est là que je me suis rappelé qu’en fait, je savais dessiner…il y a très longtemps, quand j’étais ado. Il n’y avait plus qu’à se lancer. J’ai acheté du matériel, décidé que mon outil serait l’aquarelle, regardé des tas de tutos sur youtube et me voici à l’entraînement depuis 2 ans.

Reste encore à oser…oser dire qu’on sait dessiner, oser montrer son travail, oser se confronter aux maisons d’édition, oser continuer s’il y a des refus, oser se nommer « illustratrice »…

Je n’en suis qu’aux 2 premières étapes mais j’ai l’impression d’avancer…un pas après l’autre.

Et vous, de quoi avez-vous très envie sans oser?

Bla bla

A partir de quand peut-on lire aux bébés?

Proposer un moment de lecture aux tout-petits est plutôt récent.

On connaît bien cette activité en crèche, en PMI, à l’hôpital ou en bibliothèque, où l’espace bébé est d’ailleurs de plus en plus fourni.

Mais quand on parle de lire aux tout-petits, de quel âge parle-t’on?

En formation, j’avais entendu les conteuses d’une association raconter qu’elles lisaient à des bébés qui n’avaient pas 15 jours. Elles décrivaient des boutchous passionnés par ce qu’ils voyaient et très attentifs.

J’ai également lu un article qui racontait l’expérience passionnante de lectrices en service de néonatalogie (avec une majorité de bébés prématurés). Les livres provoquaient des réactions chez les enfants mais participaient aussi au soutien des parents.

Voilà qui fait réfléchir!

Concernant les parents, certains essayent, d’autres ne le sentent pas trop. D’autres encore n’en voient pas l’intérêt tant que leur enfant ne parle pas. Quoiqu’il en soit, aucun parent dans mon entourage ni mes consultations n’avaient commencé si tôt!

Et pourtant….

On sait aujourd’hui que le bébé commence à entendre dans le ventre de sa mère.

Comme l’explique cet article, les études montrent que l’audition du foetus démarre progressivement entre 26 et 31SA (donc entre 5 et 7 mois).

Ainsi, on sait que le foetus entend les sons internes (bruits des organes, gargouillis, voix de la mère) mais aussi les sons externes (voix, bruits environnants, musique…).

On a observé qu’à partir de cette période, le bébé en fabrication réagit en fonction des modulations, du rythme, et de l’intensité des sons. Par exemple, il peut sursauter à cause d’une porte qui claque ou bien se manifester par des coups lorsque son papa lui parle.

Plusieurs études montrent également que les bébés peuvent garder en mémoire des sons qu’ils ont entendus de façon répétitive lorsqu’ils étaient encore dans le ventre de leur mère.

On pourrait donc commencer à lire à son bébé pendant la grossesse, sans se sentir ridicule!

J’ai d’ailleurs fait moi-même l’expérience en lisant plusieurs fois par semaine mon album coup de coeur pendant ma grossesse. Et bébé se manifestait en gigotant.

Croyez-le ou non, mais le Lutin aime plus particulièrement cette lecture aujourd’hui à 3 mois!

Et si on a l’impression d’avoir loupé le coche, dites-vous qu’il n’est jamais trop tard car les tout-petits sont toujours avides de nouvelles expériences, surtout lorsqu’elles sont partagées avec quelqu’un de proche.

Pour ceux qui aimeraient tenter l’expérience sans trop savoir comment s’y prendre, rendez-vous dans un prochain billet.

Bla bla

Ce blog, comment ça marche?

Ça fait assez longtemps que je voulais créer ce blog pour parler des livres dédiés aux plus jeunes.

Mais pourquoi ce blog?

En travaillant en crèche depuis plusieurs années, j’ai croisé pas mal de livres (plus ou moins bons, plus ou moins jolis) et j’ai pu suivre plusieurs formations sur la lecture aux tout-petits.

J’ai pu voir les effets, toujours positifs, des livres sur des frimousses parfois très jeunes.

Que ce soit pour entrer en contact avec un enfant, l’aider à travailler une question qui le préoccupe, ou simplement lui transmettre le plaisir de la lecture, les livres sont des outils formidables.

Encore faut-il en avoir conscience et savoir les choisir…

Pour chaque livre dont je parlerai ici, je vous donnerai mon avis, qui ne sera ni infaillible ni extraordinaire, mais qui sera toujours argumenté simplement et sincèrement.

Je vous montrerai à chaque fois le livre en entier, page après page en diaporama:

– parceque tout le monde ne peut pas (ou ne veut pas) se déplacer en librairie ou en bibliothèque

– parceque le catalogue petite enfance est de plus en plus fourni d’albums très commerciaux mais pas forcément de bonne qualité

– parceque choisir un livre n’est pas toujours facile

– parceque parfois, le titre et la couverture du livre n’ont rien à voir avec son contenu

– parcequ’il est important que le lecteur soit à l’aise avec le texte et les images (je vous parlerai d’ailleurs de mes mauvaises surprises dans « ma Blacklist »…)

– parceque, même si on aime les jolies librairies à l’ancienne et qu’on veut aider le gentil libraire, les prix sur internet sont parfois plus attractifs

– et surtout parceque je crois qu’il est important qu’on sache exactement ce qu’on achète.


Et puis, je partagerai avec vous mes illustrations personnelles, qui je l’espère, feront partie un jour d’un vrai livre.

Je suis sûre que vous me donnerez un avis sincère pour que je puisse avancer dans mon projet.