Mes Lectures

2 imagiers tactiles à ne pas louper!

J’ai longtemps cherché de beaux imagiers à toucher pour le Lutin (qui est dans sa grande période « je gratouille tout » – visages y compris).

Je tombais toujours sur les mêmes références jusqu’à ce que je trouve la jolie collection des Editions Tourbillons et Xavier Deneux, illustrateur spécialisé en imagiers de toutes sortes.

Aujourd’hui je vous emmène donc à la découverte de deux imagiers tactiles que le Lutin touche et gratouille sans se lasser:

Mes animaux tout doux du jardin (diaporama complet)

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Une illustration par page et par mot. A chaque fois du noir, du blanc et une pointe de rouge ou de vert sur un fond bien blanc.

Les illustrations sont douces et chaque animal a ses caractéristiques: les petits pourront donc toucher la carapace en mosaique de la tortue, caresser le hérisson (qui ne pique pas), faire le tour de la coquille d’escargot blanche et brillante, caresser les petits oiseaux de velours ou les petites fourmis, la queue de l’écureuil.

Mention spéciale à la limace qui colle façon papier tue-mouche (j’imagine que cette sensation ne va pas durer à force d’y mettre les doigts mais quelle originalité!). Je suis certaine qu’elle plaira aux petits comme aux grands.

La monotonie des couleurs pourrait s’installer (malgré le faible nombre de pages) mais tout à coup on se retrouve avec une double page sur fond noir!

Un joli album totalement adapté à la vision des bébés mais qui pourra tout autant aider les plus grands à découvrir les animaux du jardin!

Mes premiers mots à toucher (diaporama complet)

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Dans le même esprit que l’album précédent mais avec des illustrations dans un autre style, celui-ci nous fait partir à la rencontre du quotidien.

A nouveau, Xavier Deneux utilise très peu de couleurs qui contrastent parfaitement sur fond blanc (du bleu roi, du noir et du rouge principalement), pour illustrer les mots choisis.

Allons donc toucher la tôle ondulée de la voiture, le doux pyjama du bébé, les oreilles du chien, la coquille rugueuse du poussin, ou encore les chaussettes rouges!

Vous l’aurez compris, 2 coups de coeurs pour ces imagiers que je n’avais jamais rencontrés en crèche.

Parfait comme cadeau pour des bébés de 0 à 9 mois, même si je suis certaine que les plus grands y seront sensibles.

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C’était ma participation pour le rendez-vous hebdomadaire « Chut les enfants lisent », proposé par Yolanda du blog Devine qui vient bloguer

Mes Lectures

Lecture du jour: « C’est un petit livre » de Lane Smith

Aujourd’hui nous partons à la découverte d’un album cartonné publié chez Gallimard Jeunesse: « C’est un petit livre » de Lane Smith.

Dans ce mignon petit album, Petit Ane cherche à comprendre comment utiliser un mystérieux objet: un livre!

Et Petit Ane a beaucoup d’imagination pour détourner le livre de son utilisation principale!

Le mâchouiller ? Le mettre en chapeau ou en bec de canard? Envoyer des emails avec? S’assoir dessus? Téléphoner avec? En faire un toit? S’en servir pour dormir ? Toutes les questions y passent.

Heureusement, son copain singe est là pour lui révéler le secret:

« Ça se lit…c’est un livre, Petit Ane! »

Le diaporama complet, comme d’habitude:

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Les tout-petits aimeront:

• s’identifier à Petit Ane et Petit Singe avec leurs couches culottes

• le rythme de la lecture, ponctué par la répétition du « non » à chaque question posée

• l’imagination du Petit Ane qui ne parvient pas à trouver la vraie utilisation du livre

• le format carré pas très grand et cartonné, facile à tenir même pour les plus jeunes

Mon avis:

J’ai trouvé ce livre d’une simplicité et d’une intelligence redoutables!

Les personnages sont vraiment craquants. Le petit âne peut sembler naïf au premier abord (ne dit-on pas « bête vomme un âne »?) mais il s’amuse juste à détourner l’objet-livre avec son imagination débordante, comme tous les petits le font naturellement si on les laisse un peu faire (et comme je vous l’expliquais ici, cela fait partie de la découverte).

D’ailleurs, j’ai adoré le joli clin d’oeil sur ce livre emprunté à la bibliothèque: des jolies marques de quenottes!

Le singe, lui, connait l’objet-livre. Ce n’est pas qu’il est plus malin (« comme un singe »), c’est qu’il a déjà appris. Il a déjà eu le temps d’observer ou alors les adultes l’ont déjà briefé.

Un album à lire et à relire, en collectivité comme à la maison, pour transmettre avec humour comment utiliser un livre sans trop l’abîmer.

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Étant très prise par les illustrations du Inktober ce mois-ci (visibles sur Instagram @lecturesetreveries pour l’instant), je délaisse un peu le blog. J’ai donc décidé de me donner l’objectif de publier un billet lecture au moins une fois par semaine.

Le rendez-vous « Chut les enfants lisent », proposé de Yolanda du blog Devine qui vient bloguer est parfait pour me motiver.

C’était donc ma participation pour ce rendez-vous des passionnés de Littérature Jeunesse.

Bla bla·Divers·petite enfance

5 règles d’or pour lire aux tout-petits

Avant d’avoir été en formation sur la lecture aux tout-petits, je pensais savoir lire. Mais ça, c’était avant…

J’en suis ressortie avec quelques règles d’or que je m’efforce de conserver avec mon Lutin.

Après les 5 bonnes raisons de lire aux tout-petits, je vous propose donc les 5 règles d’or pour lire aux tout-petits:

1On laisse découvrir l’objet livre à l’enfant, avec le moins de contraintes possibles.

Cela implique de choisir des livres adaptés à l’âge en contenu ET dans le format du livre: le tout-petit doit pouvoir manipuler le livre (attention au poids et à la taille), le goûter pour les plus jeunes (sans les laisser le détruire), tourner les pages dans l’ordre qui lui plait lorsqu’il manipule seul.

Pour résumer, moins on fait du livre un objet sacré, moins les enfants essaieront de l’abîmer ou de l’éviter (trop de contraintes, ça peut effrayer).

2On n’oblige pas l’enfant à rester assis pour écouter l’histoire

Pour nous adultes qui racontons, c’est plus commode d’avoir un enfant immobile, qui fixe le livre et reste pendu à nos lèvres (surtout en collectivité).

Sauf que pour la plupart des enfants de moins de 5 ans, la motricité est un point essentiel, notamment pour gérer les émotions.

En crèche, j’ai vu des enfants grimper tout en haut du toboggan au moment où l’on évoquait le loup. J’en ai vu d’autres aller chercher leur doudou ou leur tétine pour traverser le temps de lecture. D’autres ont besoin de se lever, de bouger, de toucher le livre, de se rapprocher physiquement du lecteur pendant l’histoire ou de s’en éloigner.

Cela ne veut pas dire qu’ils n’écoutent pas ou qu’ils n’aiment pas la lecture, juste qu’ils ont besoin d’en maîtriser quelque chose, à leur manière.

3• On ne transforme pas le moment de lecture en interro surprise ou en explication de texte.

Imaginez-vous en train de lire un livre et qu’une voix commente chaque phrase, vous donne la définition Larousse de différents mots, vous explique comment imaginer ou vous demande sans cesse ce que vous avez compris. Il y a des chances que vous laissiez tomber votre lecture.

Un bon livre raconte une histoire qui a un sens, une mélodie, parfois des rimes.

Quand on lit un album, l’enfant comprend peu à peu que le texte a un rapport avec l’image. Rapidement, il va mémoriser les courtes phrases et voudra même parfois lire seul.

Pour résumer, si on veut vraiment que le tout-petit soit attiré par la lecture, par les histoires et par les textes, il suffit de lire des albums sans parasiter la lecture par nos commentaires.

4On ne change pas le texte.

Un livre est un objet permanent, stable: le texte et les images sont toujours les mêmes. On sait déjà que le tout-petit a besoin de maîtriser son environnement pour le comprendre. Le livre n’échappe pas à la règle.

Les petits ont besoin de maîtriser le texte pour se rassurer. Plus le temps va passer et plus ils aimeront anticiper les phrases, les dire eux-mêmes.

Même si certains mots nous semblent compliqués, il est inutile de les simplifier. Il suffit d’attendre que l’enfant soit en âge de demander ce que cela signifie. Et s’il ne demande rien, c’est qu’il n’est pas encore intéressé. Laissons-le donc avec son propre imaginaire.

L’un des intérêts de la lecture est d’enrichir le vocabulaire, certes. Mais pour un tout-petit, ce sont la tonalité et la sonorité des mots qui vont compter davantage dans un premier temps. Le vocabulaire et la compréhension s’affineront avec le temps. Et si on tient absolument à leur apprendre de nouveaux mots, pourquoi ne pas utiliser plutôt des imagiers thématiques?

5• On ne saute pas de page, et on n’évite pas un livre car l’enfant pleure ou semble avoir peur. Par contre, on doit l’accompagner dans ses angoisses.

J’ai beaucoup vu cela en collectivité et parfois même à la demande des parents « il a très peur du loup en ce moment, arrêtons les histoires de loups » « il mord beaucoup, stoppons les histoires d’animaux avec des grandes dents, qui mordent ou croquent » « elle est triste pendant cette histoire, évitons là ».

Si l’enfant exprime des émotions, c’est que ce livre touche une problématique qui le concerne de près ou de loin et qu’il va la travailler à sa manière, à son rythme.

Laissons donc ces livres à disposition, continuons à les lire en proposant un doudou, une tétine, une lecture sur nos genoux pour rassurer. Et parlons leur de leurs émotions (pourquoi pas avec un livre dont c’est le thème?).

Eviter le livre ou le thème qu’il traite pourrait envoyer le message qu’il y a une raison d’avoir peur, que l’objet livre est dangereux. Au contraire, le livre peut permettre de maîtriser ses peurs (ouvrir et refermer le livre soi-même peut aider par exemple, entendre des histoires où le loup a peur aussi,…). Ou parfois simplement attendre que l’enfant, au fil des lectures, digère ses émotions.

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Je sais que la plupart des adultes ne tiennent pas compte de ces règles et ce n’est évidemment pas dramatique. Mais j’ai pris conscience que cela comportait un risque: celui de ne pas associer la lecture au mot plaisir.

Beaucoup de parents et de professionnels que j’ai rencontrés pensaient que les enfants à qui ils lisaient ne s’intéressaient pas aux livres. Sauf qu’ils ne lisaient pas l’histoire. Ils commentaient chaque illustration avec leur propre imaginaire, changeaient les mots à chaque fois, attendaient des enfants qu’ils racontent ce qu’ils avaient compris ou les corrigeaient s’ils avaient imaginé autre chose. Il ne s’agissait donc pas de lecture-plaisir mais plutôt de lecture-apprentissage, avec des attentes, des bonnes et des mauvaises réponses. En écoutant une histoire, l’enfant risquait donc d’être en échec.

La seule chose que je pourrai ajouter pour vous convaincre, c’est simplement d’essayer, juste pour voir! Et croyez-moi, ce n’est pas simple de changer ses habitudes.

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Et à la maison, on fait comment?

On fait avec souplesse! Je lis au Lutin en tenant compte de ces règles d’or depuis qu’il a deux semaines. A 7 mois, il est toujours fan de nos moments de lecture qui peuvent durer une demie-heure entière.

Mais je n’impose ces règles à personne d’autre.

Car je vois le Lutin partager des moments de lecture complices avec son papa ou avec ses grands-parents et je me dis qu’il aura différents types de lecteurs autour de lui.

Ce qui est sûr, c’est qu’on lui aura transmis le plaisir de la lecture, chacun à notre manière.

Mes Lectures

Une parfaite journée, de Jennifer Yerkes

Aujourd’hui je vous parle d’un énorme coup de coeur: Une parfaite journée.
Il s’agit d’un album écrit et illustré par la talentueuse Jennifer Yerkes, paru aux Editions Notari (chez nos amis suisses).

A la bibliothèque, j’ai tout de suite craqué sur les magnifiques illustrations aux crayons de couleur.

L’album raconte avec simplicité comment une belle journée d’été peut virer à l’orage avant un retour au calme.

L’album nous amène à la rencontre de divers animaux: l’oiseau et son cui cui, les abeilles et leurs bzz bzz, les serpents et leurs sss sss…

Bref, tout se passe pour le mieux dans les champs…quand soudain, un autre type de musique retentit dans le ciel, laissant place à une averse de pluie bleue et violette!

J’ai beaucoup aimé la comparaison de l’orage et de la pluie avec des instruments de musique. C’est une super idée pour aider les enfants à banaliser voire même à apprécier ces moments, souvent teintés de peur.

Les tout-petits aimeront:

• découvrir ou reconnaître les animaux des champs: les abeilles, le serpent, le renard, l’oiseau,…

• découvrir les bruits d’animaux (attention, un entraînement s’impose, notamment pour le glapissement du renard…vous trouverez le son ici …bon courage 😉)

• le rythme de l’histoire

• les superbes illustrations colorées

Le Lutin a beaucoup apprécié cette lecture. Il me regardait avec des yeux tout ronds quand j’imitais les bruits d’animaux, alternant entre les dessins et ma lecture.

Mini bémol : l’album n’est pas cartonné donc il reste fragile pour une manipulation sans adulte.

Un joli album à lire et relire sans fin, pour les enfants qui ont peur de l’orage et ceux qui savent déjà l’apprécier, idéal pour un cadeau jusqu’à 4-5 ans!

Comme d’habitude, le diaporama complet:

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Pour lire la chronique lecture précédente: Une poule sur un mur de Julia Chausson.

Bla bla·Divers·petite enfance

5 Bonnes raisons pour lire aux tout-petits

Si vous n’étiez pas encore convaincu des bienfaits de la lecture pour les bébés, voici 5 bonnes raisons de s’y mettre!

1) Lire pour donner envie de lire

Le goût de la lecture commence bien avant que l’enfant ne sache manipuler un livre ou lire lui-même. Dans les bras de ses parents (ou de tout autre adulte disponible et bienveillant), le bébé va associer la lecture à un moment de plaisir partagé, ce qui pose de solides bases pour le futur.

2) Lire à un bébé stimule ses 5 sens

Le livre est un outil d’éveil incroyable mais combinez-le à un adulte qui le lit, et vous aurez un cocktail extraordinaire!

Ecouter une histoire, observer les illustrations mais aussi les différentes écritures, manipuler le livre, le goûter, le sentir, essayer de répéter les mots…Tout est bon pour la découverte!

3) Lire pour éveiller au langage

Saviez-vous que lorsqu’un bébé écoute une histoire, ce sont les zones du langage qui s’activent dans son cerveau?

Plus le bébé va entendre d’histoires, et plus sa palette de mots va s’enrichir. Il découvrira les nombreuses sonorités existantes, et aura rapidement envie de répéter les sons puis les mots, jusqu’à se raconter l’histoire tout seul.

Les linguistes disent que pour entrer pleinement dans le langage, les bébés doivent avoir accès à la langue factuelle (celle des faits directs comme dans « regarde l’oiseau » ou « peux-tu me donner la balle? » et la langue du récit (celle de la narration, des histoires et des contes – comme dans « hier tu as vu le chien du voisin »).

Plus le tout-petit aura accès à divers types de récits, plus les mots prendront sens et plus son imginaire se développera. Il pourra alors lui-même se créer des histoires, des pensées.

Si le sujet des neurosciences et de la lecture vous intéresse, je vous propose ce site.

4) Lire pour lui apprendre à lire

Plus un bébé vous voit lire, plus il a de chances de comprendre rapidement qu’on lit dans un sens précis, que les signes forment des mots et que les mots ont un sens. D’ailleurs avez-vous remarqué que les bébés s’intéressent beaucoup aux typographies?

5) Lire pour aborder un sujet précis

Contrairement à ce qu’on pourrait imaginer, les livres, même pour tout-petits, parlent de tous les sujets:

• ceux que l’on aime soi-même (cela va de l’art, aux comptines illustrées en passant par la philosophie ou la vie de tous les jours)

• ceux que les enfants ont besoin de travailler en fonction de leur propre histoire (la peur du noir, l’arrivée d’un petit frère, le divorce des parents, l’apprentissage de la propreté, le déménagement, …)

• ceux avec lesquels beaucoup d’adultes ne sont pas à l’aise (la mort, le handicap, la différence, la PMA…)

• ceux qui vont soulever des questions ou bien les résoudre

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Je vous laisse donc sur ces réflexions et file à la bibliothèque pour choisir des nouveaux livres pour le Lutin!