DIY·petite enfance

Tuto pour réaliser 3 sacs sensoriels

J’ai cherché longtemps une méthode infaillible pour réaliser des sacs sensoriels qui ne fuient pas et j’ai enfin trouvé: les sacs de mise sous vide à fermer au fer à repasser!

Je vous partage aujourd’hui 3 sacs sensoriels réalisés pour le Lutin.

Sac sensoriels éveil bébé DIY Sac sensoriel à billes d’eau:

À manipuler au sol, sur table, ou à scotcher sur une vitre pour observer les jeux de lumière et de transparence!

– on remplit un sac de mise sous vide de billes et d’eau

– on laisse les billes se remplir tranquillement

– quand les billes sont bien gorgées d’eau, on pose le sac sur le bord d’une planche à repasser, on chasse le maximum d’air et on protège avec du papier sulfurisé

– on passe le fer à repasser chaud sur la partie protégée

– et voilà!

Sac sensoriel billes d’eau DIYSac sensoriel « ambiance du marais »:

A utiliser au sol ou sur table, sur un mur ou sur une vitre.

Dans un sac de mise sous vide, j’ai mis des perles en FIMO, un poisson rose dur, un lézard et un serpent mous.

J’ai rajouté une gelée à base d’Agar Agar et de pigment vert d’eau aroma-zone (ça aurait été moins opaque avec du colorant alimentaire

Sac sensoriel marais, sensory bagSac sensoriel sonore et coloré

À manipuler, à secouer ou même à lancer!

Dans une pochette plastique de classeur, j’ai mis des coeurs en plastique de déco et des poissons colorés.

J’ai refermé avec du « Duck tape » (gros scotch de bricolage).

Sac sensoriel poissons et coeursAttention, les sacs sensoriels sont toujours à utiliser sous surveillance pour éviter que les petits s’étouffent avec les petits objets!

D’autres idées autour du sensoriel par ici:

Idée de bouteille et de plaque sensorielle pour bébés

Un tableau sensoriel à fabriquer soi-même

Et ramener la plage à Paris…

Mes Lectures

Coup de coeur pour « Le toboggan » d’Elsa Fouquier

Aujourd’hui, je vous parle d’un album cartonné, graphique et coloré qui ravit le Lutin depuis de nombreuses semaines! Il m’a permis de découvrir la Maison d’édition Marcel et Joachim dont je n’entends que du bien et dont les albums sont à croquer!

Le toboggan d’Elsa Fouquier

L’autrice-illustratrice Elsa Fouquier nous propose ici de passer la journée dans un parc aquatique à la découverte des nombreux toboggans.

Du début à la fin, on s’y croirait: les douches trop froides, les queues interminables, les bonnets de bain, la chaleur dans les vestiaires…mais surtout la bonne humeur et l’excitation des enfants qui défilent sur les nombreux toboggans!

Les onomatopées à chaque page rendent la lecture et l’écoute ultra-ludique. Les glissades qui font « zip », les cris des enfants qui font « hiiiiii » ou encore « youhou », le légendaire bonnet et les lunettes qui font « clac »…

On s’amuse forcément à le lire, ce qui est évidemment perçu par les enfants. Et ils en redemandent!

Et sans en avoir l’air, le livre aborde tranquillement les mots et leurs contraires (sec/mouillé, froid/chaud, lent/rapide, jour/nuit, à l’endroit/à l’envers…).

Les tout-petits aimeront:

• les illustrations aux couleurs flashy à chaque page

• l’alternance des textures (mat ou brillant)

• les onomatopées qui rythment la lecture

• les personnages très différents qui permettront à chacun de s’identifier

Comme d’habitude, je vous mets le diaporama complet pour vous faire votre propre idée:

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En bref, un thème original abordé de façon rigolotte, avec des illustrations modernes qui plairont aux petits comme aux plus grands. On le lit, on s’amuse et on ne s’en lasse pas!

Ceux qui me suivent sur instagram @lecturesetreveries pourront écouter une lecture à voix haute en story dans la journée!

Bla bla·petite enfance

Lire à son bébé pendant la grossesse?

Quelle idée étrange de penser à lire à un bébé pas encore né! Et pourtant…

Comme je vous l’avais expliqué dans « A partir de quand peut-on lire aux bébés? », on estime que le bébé entend les sons entre le 5ème et 7ème mois de grossesse (Article médical très clair ici).

Il reconnait principalement la voix de ses parents (surtout celle de sa mère), ce qui fait de cette période un moment idéal pour partager un moment de lecture et en faire un rituel.L’histoire racontée à haute voix deviendra vite une mélodie familière et rassurante, bien avant que le bébé ne comprenne les mots eux-mêmes.

J’ai moi-même pu faire l’expérience dès mon 7ème mois de grossesse.

J’ai choisi un livre qui a été un coup de coeur, tant au niveau du texte que des illustrations (2 petites mains et 2 petits pieds que je vous présente ici).

J’avoue que les premières fois ont été un peu étranges.

Tout d’abord, en tant qu’adulte, nous avons souvent perdu l’habitude de lire à voix haute, de trouver la bonne tonalité. Alors il faut parfois s’entraîner avant d’être à l’aise.

Ensuite, lire pour quelqu’un qui n’est pas encore face à nous peut sembler inutile voire bizarre.

Pourtant, en répétant cette lecture de jour en jour en attendant bébé, je me suis sentie de plus en plus à l’aise. Et le plus étonnant, c’est que bébé s’est mis à réagir en donnant des coups, à chaque fois que je lisais lors du dernier mois.

Après sa naissance, à partir de 15 jours, j’ai commencé à lui lire « papa dort » et « regarde dans le ciel » . Il observait les couleurs, me regardait lire. Il avait l’air d’apprécier.

Et quand je lui ai lu « 2 petites mains » pour la première fois, à l’âge d’un mois, il a écarquillé les yeux et s’est immobilisé, absorbant toutes mes paroles jusqu’à la fin, sans me lâcher du regard.

A partir de la deuxième fois, il regardait les images.

Et cet album, pourtant long, l’a passionné pendant des mois. Il le réclame encore beaucoup.Aujourd’hui, on un petit lutin de 13 mois super concentré devant les livres qu’on lui lit, observant autant les dessins que les lignes d’écriture. Il sourit à certains moments, tourne les pages, fronce les sourcils devant certaines illustrations.

Il choisit même ses livres en faisant non de la tête quand ça ne lui plait pas ou quand il a un autre livre en tête. Il reconnaît tous les titres de sa grande bibliothèque.

Je ne saurai jamais si ce sont mes lectures pendant la grossesse qui ont donné le top départ de son plaisir des livres.

Ce qui est certain, c’est que cette expérience m’a permis de me connecter encore plus fort à lui, d’apprendre à lui parler comme à une vraie personne et surtout à créer des moments de complicité rien qu’à nous.Quelques conseils:

• choisissez 1 ou 2 livres faciles à lire, dont les images et le texte vous plaisent vraiment (pour moi, c’était 2 petites mains et 2 petits pieds dont je vous parle ici).

• lisez le livre à haute voix plusieurs fois par semaine, si possible pendant un temps d’éveil

• lancez-vous!

Si vous parlez de cette expérience autour de vous, vous risquez d’avoir 2-3 sourires ou des haussements de sourcils.

Pas de panique! Vous n’avez pas à convaincre qui que ce soit: vous le faites pour vous et votre bébé…

Ces mêmes personnes risquent d’être surprises quand elles verront votre tout petit apprécier la lecture à un âge qu’elles n’imaginaient pas.

Et n’hésitez pas à revenir par ici pour raconter votre expérience!

Mes Lectures

« Les petits amis de la nuit » d’Ilya Green

Je vous propose aujourd’hui une jolie lecture pour accompagner le coucher des petits. 88AC5698-CB58-435E-B1B4-A3C2A1A1D56FAvec cet album cartonné, Ilya Green nous emmène au moment de l’endormissement, dans un voyage où l’imaginaire vogue entre rêve et réalité.

Enfants déguisés en animaux, animaux déguisés ou non…ça jongle, ça défile, ça joue du tambour, ça vole sur un bateau de papier dans les étoiles…en bref, un gros délire rigolo qui se termine par un bel endormissement collectif!

Les tout-petits aimeront:

• les illustrations colorées qui ressortent bien sur fond noir

• le subtil jeu de textures (motifs brillants sur fond mat, légers reliefs)

• le thème de l’endormissement, pas souvent abordé finalement

Mon avis:

Les illustrations d’Ilya Green sont, comme toujours, de toute beauté, réalistes et colorées. Elles sont d’autant plus mises en valeur par ce fond noir qui représente la nuit.

D’ailleurs, le Lutin a tout de suite aimé ce livre (alors qu’il était moins sensible à ceux sur fond blanc qu’on avait déjà empruntés).

J’ai trouvé le thème vraiment intéressant car le thème du coucher n’est pas abordé de façon classique: pas de parents, pas de séparation ou de « bonne nuit », pas de rituel du coucher. L’enfant est seul et serein dans cet endormissement qui passe par une phase d’excitation et de décharge (la fête, le spectacle) avant de passer à la phase de calme. A l’image de l’endormissement de beaucoup d’enfants.

En bref, un livre idéal à partager avant de se séparer pour une nuit pleine de rêves colorés.

Comme d’habitude, retrouvez l’intégralité de l’album en diaporama:

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C’était ma participation pour le rendez-vous hebdomadaire « Chut les enfants lisent », proposé par Yolina du blog Devine qui vient bloguer

Mes Lectures

« Mon pull » d’Audrey Poussier

Comment passer à côté d’Audrey Poussier en littérature pour enfants?

Dans cet album publié en 2006 aux Editions L’école des Loisirs, on retrouve avec plaisir le lapin rose, héros récurrent chez l’autrice-illustratrice, et toute sa bande de copains!Dans cette histoire, le lapin se plaint de son pull mais il ne tarde pas à voir que ce petit vêtement plaît bien à ses amis! L’une peut en faire un robe, l’autre un petit haut, et pourquoi pas un chapeau ou une culotte pendant qu’on y est?

Tous ces essayages font bien rire la petite bande mais pas le lapin qui réalise que finalement, il lui plaît bien SON pull!

Les tout-petits aimeront:

• les personnages anonymes: des animaux colorés unis sur fond blanc qui permettent aux petits comme aux plus grands de s’identifier facilement

• le texte et toutes ses interjections qui imitent les rires (pfff!, hahaha! Hohoho! Hihihi!)

• retrouver les personnages dans d’autres albums tout aussi drôles

Comme d’habitude, l’album au complet dans ce diaporama:

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Mon avis:

Quand j’ai lu cet album au Lutin (11 mois), il ne semblait pas accrocher avec les images (expérience identique avec « Une Farce »). J’ai continué à lire en essayant de faire vivre les dialogues, en changeant ma voix en fonction des personnages et en m’appliquant sur les différents rires (grande particularité des albums de cette collection où les rires des personnages ont une vraie place!). Du coup, il s’est pris au jeu et en redemande!

AC1E4474-D95D-4BBE-9DFF-A34AAA729BACCertes, l’album n’est pas forcément facile à lire la première fois, même si le texte est très simple, mais en se lâchant un peu, tout le monde peut y arriver.

Quant à l’histoire, il s’agit simplement d’une tranche de vie d’un groupe de jeunes amis, comme on pourrait le voir en crèche ou à l’école.

Posséder, emprunter, prêter, donner…ou finalement pas!

Ça glousse, ça rigole, ça se moque un peu…mais dans la bonne humeur!

On aime, on en reprend, on en offre et on en choisit d’autres dans le même esprit (« La piscine », « J’ai pas dit partez! », « Au lit tout le monde » ou encore « Une Farce »).

Pour ceux qui me suivent sur Instagram @lecturesetreveries , j’ai posté la lecture à voix haute en story, comme promis il y a quelques temps. Merci pour votre indulgence!

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C’était ma participation pour le rendez-vous hebdomadaire « Chut les enfants lisent », proposé par Yolina du blog Devine qui vient bloguer

DIY

Un tableau sensoriel à fabriquer soi-même

Aujourd’hui, je vous montre mon dernier bricolage pour le Lutin (11 mois au compteur!).

Il s’agit d’une grande plaque avec des couvercles qui s’ouvrent sur des petites surprises à toucher, gratouiller, observer.

Le matériel:

– une plaque en PVC (ça marchera tout aussi bien avec du bois mais celle-ci est très légère et facile à percer si on veut la fixer)

– un pistolet à colle et Beaucoup de colle

– des couvercles de boîtes de lait infantile

– des accessoires à toucher:

J’ai mis des stickers bulles licornes et poneys (en relief), un morceau de serpillère douce, des pompons, un paquet vide de céréales pour le bruit, différents bouchons, des serpentins zigouigouis.

On peut décliner ça à l’infini en collant: des pailles en plastique, du tissu, des éponges, de la feutrine, des feuilles de mousse, des photos, des feuilles miroir, etc…

J’ai pas mal galéré pour faire quelque chose de propre, mais un pistolet à colle, ça s’apprivoise. Heureusement, les jeunes Lutins sont indulgents…

Tout à l’air de bien tenir pour l’instant, mais je vous conseille d’utiliser ce tableau sensoriel sous surveillance d’un adulte.

Mes Lectures

« Un peu perdu » de Chris Haughton

Chris Haughton, auteur et illustrateur, est abonné aux best sellers pour tous petits. Vous connaissez peut-être « oh non Georges! » ou encore « Chut, on a un plan » (que je n’ai pas encore testés avec le Lutin, mais que j’ai vu très très bien fonctionner en crèche), également publiés aux Editions Thierry Magnier.

« Un peu perdu » raconte l’histoire d’un bébé chouette tombé de son nid, qui va partir à la recherche de sa maman avec l’aide d’un écureuil.

Les descriptions de Bébé Chouette les mène vers d’autres animaux de la forêt, tous aussi surpris les uns que les autres, d’être pris pour une chouette!Heureusement, la grenouille a entendu parler d’une maman Chouette qui cherchait son bébé partout!

Les retrouvailles arrivent vite et tout le monde est invité à venir manger des biscuits pour fêter ça…jusqu’à ce que… »oh-oh!… ».

Comme d’habitude, je vous mets l’album complet dans ce diaporama:

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Mon avis:

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, l’album n’aborde pas les thèmes des accidents domestiques, de la sécurisation des espaces, de la négligence parentale, des enfants qui suivent des inconnus, ni celui des adultes qui invitent des inconnus chez eux.

Par contre, les angoisses de séparation seront évoquées avec humour grâce au sympathique écureuil qui ne s’y connaît pas trop en chouettes!

Je n’ai pas tout de suite aimé les illustrations dont les contours semblent pixellisés, contrairement au Lutin qui a tout de suite accroché (quand il n’aime pas les dessins, on n’a même pas le temps de lire une phrase qu’il repousse le livre).

Par contre, j’ai tout de suite aimé le rythme du texte et les détails qui peuvent passer d’abord inaperçus (à chaque page où le bébé Chouette et l’Ecureuil recherchent maman Chouette, seul le lecteur voit son ombre au loin chercher aussi – par exemple ici sous l’arbre à gauche). Les enfants peuvent donc s’amuser à rechercher la maman avant que les retrouvailles aient lieu.

Les tout-petits aimeront:

• la répétition des phrases de l’écureuil qui donnent un rythme et une mélodie à l’histoire

• les drôles erreurs de l’écureuil (un ours, un lapin puis une grenouille!)

• l’anticipation des retrouvailles grâce à la silhouette de la maman Chouette à chaque proposition de l’écureuil

• les retrouvailles de Bébé Chouette et de sa Maman suivies du goûter dans le nid

En résumé, un album très drôle à lire avec ses boutchous pour dédramatiser les séparations du quotidien!

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C’était ma participation pour le rendez-vous hebdomadaire « Chut les enfants lisent », proposé par Yolina du blog Devine qui vient bloguer

DIY

Et ramener la plage à Paris…

Et si on se faisait une petite bouteille sensorielle pour ne pas oublier la plage normande?

Quelques galets pour dessiner, divers coquillages, des petits cailloux et un bâton sinueux, le tout ramassé au cours des balades hivernales…

Ajoutez un peu de sable dans une bouteille vide de petit format…et bébé n’a plus qu’à secouer pour observer les effets du vent sur sa mini-plage!

Et on n’oublie pas de sceller le bouchon à la colle.

Retrouvez d’autres bouteilles sensorielles en cliquant ici.

Bla bla·petite enfance

Le choix de la motricité libre à la maison

Quand on travaille en crèche et qu’on devient maman, on se demande forcément ce qu’on va pouvoir appliquer à la maison.

Par ici, on a choisi de proposer au Lutin un environnement propice à favoriser la motricité libre…sans toutefois devenir rigide sur le principe.

Le concept de Motricité Libre repose sur l’idée que le petit être humain est programmé génétiquement pour acquérir la marche en passant par des étapes successives connues et à son propre rythme (voir les dessins ci dessous)

Emmi Pikler Développement Motricité LibreEn pratique, on installe le bébé sur un tapis assez ferme, sur le dos, les pieds nus de préférence, et on dispose des jouets autour de lui (sans en mettre trop) pour le stimuler. ET C’EST TOUT!

L’envie d’observer, d’atteindre, d’être actif du boutchou fera le reste.

En théorie, tout ce qui entrave la liberté de mouvement de l’enfant est à bannir : OUT le transat (bébé coincé sur le dos ou en position assise trop précocement), OUT le parc (bébé en prison qui ne peut pas partir à la découverte du monde extérieur), et évidemment pas de vêtements trop serrés.

En pratique, cela signifie qu’on ne met pas un enfant dans une position qu’il n’a pas encore trouvé tout seul (on ne l’assoit pas calé avec des coussins, on ne le fait pas marcher en le tenant par les bras, on ne le pose pas sur un camion trotteur,…). On ne l’aide pas non plus à démarrer ou à finir ses mouvements.

Bon, dans la vraie vie, les maisons ne sont pas des crèches et les parents ne sont pas des professionnels de l’enfance. Donc on fait ce qu’on peut!

Et si on ne respecte pas tous les principes de la motricité libre, ce n’est pas grave, pas de pression. On essaie de faire avec logique et on n’essaie pas d’appliquer tout ce qu’on a vu dans un livre comme une doctrine (et des livres prônant telle ou telle théorie comme étant la meilleure, il y en a un paquet en ce moment!).

Et chez nous, pour le Lutin, on fait comment?

On alterne entre le transat/chaise haute à hauteur de chaise adulte (chien de 45kg qui veut faire des léchouilles oblige), le tapis d’éveil avec objets qui pendent à hauteur de main quand le Lutin ne se déplaçait pas, la position allongée sur le canapé près de nous et bien sûr beaucoup de portage.

Plus récemment, nous avons investi dans un parc pliant assez grand pour les moments où on ne peut pas être disponible au sol avec lui (le Lutin de 9 mois rampe partout à une vitesse folle, en quête de prises, de fils électriques ou des moustaches du chien…). Et le tout en chaussettes, parceque la canicule est loin derrière nous!

Et on estime que le Lutin n’est pas entravé, d’autant qu’il sait très bien nous communiquer lorsqu’il se sent bien ou pas.

Nous avons aussi choisi un meuble qui permet de ranger les jouets à hauteur de sol, de même qu’une bibliothèque basse. Cela lui permet d’être autonome dans ses choix et il s’en saisit vraiment!

Au risque d’en agacer quelques-uns, je voulais finir cet article par une Ode au bon sens et à l’instinct…

Oui les enfants n’ont pas tous le même rythme et on se doit d’être patient, de les laisser faire, de les encourager sans intervenir.

MAIS…

Contrairement à ce qu’on peut penser, le développement de la motricité n’influence pas seulement la marche, l’équilibre ou le fait de se sentir bien dans son corps. On sait par exemple que les apprentissages, et notamment celui de l’écriture sera fortement influencé par le développement moteur.

Si vous sentez que votre enfant est en difficulté, s’il saute plusieurs étapes du schéma classique, s’il stagne trop longtemps, si vous trouvez sa motricité peu harmonieuse ou étrange, n’hésitez pas à consulter un psychomotricien pour un avis. Celui-ci pourra pratiquer un bilan (prescrit par votre pédiatre) et voir si quelques séances sont nécessaires.

Pour finir, je vous propose un livre plein de bon sens, écrit par une kiné.

Je m’en sers beaucoup pour la formation continue des professionnels avec qui je travaille en crèche mais également avec les parents qui veulent stimuler leur enfant sans entraver leur développement. Le livre est plein de photos, de dessins et de conseils intelligents et bienveillants. Vous trouverez les 17 premières pages sur le lien.

Mes Lectures

Coup de coeur pour « Tu ressembles à quoi? » de Judith Gueyfier

J’étais obligée de revenir rapidement par ici pour vous parler de ce superbe album, trouvé cette année au Salon du Livre et de la Presse Jeunesse!

« Tu ressembles à quoi? » est un petit album cartonné et carré, publié aux Editions Rue du Monde.

Je suis tout de suite tombée sous le charme des magnifiques illustrations colorées et du thème de la différence, abordé tout en finesse.

Sur chaque double page, 2 personnes différentes sont illustrées (différences d’âge, de couleur de peau, de culture, de sexe, de poids, de style, d’humeur…). En bref, un beau panel pour enrichir le vocabulaire de nos enfants et les ouvrir à la diversité du monde!

Comme d’habitude, voici le diaporama pour vous faire votre propre idée:

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Les tout-petits aimeront:

• les couleurs utilisées

• les personnages réalistes et plus beaux les uns que les autres

• le texte court

• les pages cartonnées et le petit format pour manipuler à souhait

Mon avis:

Judith Gueyfier écrit et dessine, certes, mais elle participe également à de jolis projets comme des siestes musicales en crèche ou maternelle, des ateliers de peinture pour les jeunes migrants isolés, des lectures dessinées pour les Droits de l’Enfant, etc…etc…(si j’ai piqué votre curiosité, rendez-vous sur son blog où vous pourrez en apprendre davantage).

Cet album est donc emprunt de ses belles valeurs, militant sans en avoir l’air pour la tolérance et particulièrement adapté aux tout-petits.

L’ambiance qui se dégage de ses illustrations peintes nous donne envie d’y retourner encore et encore. D’ailleurs, le Lutin en est ultra fan depuis le tout début et le réclame plusieurs fois de suite.

Un magnifique cadeau à avoir dans sa bibliothèque, que ce soit à la maison ou en crèche collective!